Je vous parle depuis plus de deux ans d’ « attitude ». Je vous martèle que tout dans le succès en vente y est directement relié (DIRECTEMENT!). Succès en vente seulement? La qualité de notre vie personnelle et les accomplissements que nous réaliserons en seront également influencés. J’aime appuyer ma conviction par des exemples. En voici un qui est vraiment pertinent.
Mon ami Dan (Danny Boy) m’envoyait récemment un petit clip « youtube » sur une allocation de Steve Jobs recevant un doctorat honorifique de l’université de Stanford (Californie). Ce message puissant, personnel et humble est imprégné de valeurs qui m’habitent profondément: passion, détermination, humilité (devant l’ « échec »), reconnaissance et, aussi, réflexion sur la mort.
Est-ce que je m’éloigne du sujet principal de ce blogue? Non, je ne pense pas (mais vraiment pas!) L’univers des ventes n’est pas définie comme un métier spécialisé, elle est une « profession » entièrement basée sur les relations interpersonnelles. Comme une science inexacte, elle n’a rien à voir avec un travail « technique » (ingénieur, architecte, programmeur, analyste, banquier, etc.) Elle est purement relationnelle. Quel est alors le lien avec Steve Jobs?
Steve Jobs: le visionnaire
Steve Jobs est milliardaire. Depuis plusieurs années, déjà. Voilà qui peut être intéressant quand on ne pense qu’en terme de $$$. Fondateur de la compagnie « Apple », mondialement reconnue par ses innovations et sa qualité de produit, Steve Jobs est avant tout un innovateur, l’héritier technologique des explorateurs des siècles passés. Car, si aujourd’hui il est facile de voir toutes les extraordinaires possibilités offertes par l’univers du web ou des technologies de téléphonie cellulaires, en 1984, il en était tout autrement. Steve Jobs est un visionnaire (tout comme Bill Gates, son pire « ennemi »). J’aimerais être un visionnaire.
Steve Jobs: humilité
Son allocution commence avec l’évocation de son enfance… et de son adoption manquée! D’une mère biologique qui rêvait que son fils soit adopté par une famille d’intellectuels universitaires afin de lui « donner » toutes les chances de réussir. D’une adoption « conclue » avec un couple de rêve mais qui « avorte » parce que la mère adoptive ne voulait pas un garçon mais une fille. D’un petit bébé garçon adopté in extremis par une mère qui le désirait, mais qui ne rencontrait pas nécessairement les critères de la mère biologique, Steve Jobs, aujourd’hui milliardaire et qui devrait être au-dessus de toutes ces préoccupations, nous donne une belle leçon d’humilité en nous racontant cet épisode de sa vie.
Steve Jobs: le rebelle
Lorsque Steve Jobs confesse qu’il a quitté et n’a jamais terminé son cours collégial (ni universitaire), qu’il exprime sa décision de se détourner des « plans » que ses parents avaient prévus pour lui, je n’ai pu m’empêcher de penser aux décisions que nous prenons très jeune parfois et qui auront des impacts insoupçonnés, qui nous obligerons peut-être à prendre un chemin plus difficile. Mais lorsque vous êtes animés par la passion et la conviction, vous pouvez réussir (et très bien!)
Steve Jobs: le philosophe
J’ai toujours soutenu que notre passé « assumé » est garant de notre avenir. Un échec sera un véritable échec si on n’en ne retire pas une leçon. « Celui qui oublie son passé est condamné à le revivre » (Santayana). Je vous en avais déjà parlé, souvent, il y a quelques temps déjà. Steve Jobs parle de « connecting the dots » et comment son expérience comme typographe avait influencé la conception des premiers « MacIntosh »… et de son succès mondial! Il n’y a rien qui arrive pour rien. Il n’y a pas de mauvaises expériences.
Steve Jobs devant l’impensable: l’échec
Lorsque l’on parle de vision et de passion, le facteur argent ne compte jamais.
En 1986, en pleine gloire, Steve Jobs fut évincé de sa propre compagnie par un conseil d’administration qui ne croyait plus en « sa » vision. Celui qui avait créé Apple n’était plus un actif rentable pour les « nouveaux » critères financiers d’expansion de la nouvelle entité mondiale!!! On ne pensait plus « innovation », « imagination », « créativité », « dépasser les limites ». Les nouveaux maîtres administratifs de l’empire Apple étaient très sérieux et ne pouvaient compter sur des valeurs aussi frivoles! Non, il était temps de se concentrer sur des valeurs plus sûres: revenus, rentabilité, dépenses, bilan. Aussi le créatif Steve Jobs ne pouvait cadrer sérieusement dans une telle approche. Ainsi, out!
Lorsqu’on écoute Steve Jobs relater ce passage, on réalise que dans la poursuite de nos rêves, l’argent est très loin d’être le premier facteur. Ce divorce d’affaire lui avait rapporté plusieurs centaines de millions de dollars. Il n’avait plus vraiment de soucis financiers. Il pouvait se la couler douce jusqu’à la fin de ses jours.
Non. Il venait de perdre SA compagnie, son chemin pour SA vision. Il est très intéressant de voir comment il a réagi devant cet »échec ». Au lieu de s’entêter à combattre l’inéluctable, il a décidé de continuer sa vie de la seule façon qu’il connaissait: en étant fidèle à ses valeurs, ses idées, son talent et… Sa Vision!
Car au-delà de la grande qualité que ses ordinateurs MacIntosh présentaient, Steve Jobs regardait demain. Il ne s’arrêtait pas aux revenus, à la rentabilité, il voyait déjà toutes les extraordinaires possibilités que les nouvelles technologies pouvaient amener. Aussi, ayant acheté une petite boîte de conception graphique d’animation 3D, Pixar Film, il fonda, en 1987, la compagnie NeXT. NeXT fut acheté en 1997 par Apple (alors en sérieuse difficulté financière), et en redevint son grand chef. Reprenant les rênes, il reprit où il avait laissé: vision et innovation.
Comprenant l’immense potentiel d’internet en 1997, Apple est aujourd’hui un leader des innovations du web et des communications: iTunes, iPod, iPhone.
Ah oui! J’oubliais. Apple est également très rentable et encaisse jour après jour des millions de revenus. Pas difficile à comprendre, non?
Steve Jobs: devant la mort
Quelques mois avant cette allocution en 2005, on lui avait diagnostiqué un cancer du pancréas incurable. Plus ou moins six mois à vivre. À peine le temps de mettre de l’ordre dans ses papiers et de dire adieu à ceux que l’on aime. Une expérience traumatisante et frustrante quand on a toujours des milliers de projets en tête (je n’aimerais pas que l’on me fasse une telle annonce aujourd’hui), mais que Steve Jobs décrit avec beaucoup d’humanité:
- personne ne veut mourir
- même si vous croyez au paradis, on ne veut pas y aller tout de suite;
- personne ne peut échapper à la mort et c’est ainsi (et correct);
- la mort est le point qui définit les vieux des jeunes (sans la mort, il n’y a pas de vieillesse, pas de vieux, pas de fin).
Il s’est révélé que sa tumeur était une rare forme de cancer qui pouvait être opéré! Aujourd’hui, cinq ans plus tard, Steve Jobs vit et apprécie la Vie.
Steve Jobs: message à la nouvelle génération
Devant Steve Jobs, plus de 2000 finissants universitaires. Les jeunes. Espoirs de demain, porteurs de nos rêves et le pourquoi on continue (et continuera) à se battre!
- vous (les jeunes) êtes le renouveau mais ce temps est très bref (vous allez vieillir aussi!);
- aussi chaque instant est important: ne le gaspillez pas
- ne vous souciez pas des opinions ou des mauvaises attitudes ( »noises ») (croyez en vous, en vos idées, en vos convictions!)
Son ultime message: Stay hungry. Stay foolish!
Voici cette fantastique allocution
Je dédie ce billet à mon fils Jean-Philippe et ma belle-fille Kim: la vie est devant vous, le monde vous appartient: soyez passionnés, déterminés et convaincus.
Stay hungry! Stay foolish!

2 commentaires
Benoît,
J’ai vu cette allocution de Steve Jobs lors d’une graduation à l’université Stanford. Ce petit vidéo m’a aussi beaucoup inspiré en moments d’échecs, ce que nous vivons souvent dans le domaine de la vente. La persévérance!
Je recommande donc à tous tes lecteurs le « speach » suivant de JK Rowling (Mme Harry Potter) lors d’une graduation de Harvard. Même concept, mais un peu plus imaginatif. http://bit.ly/b9dOjp
L’imagination, il en faut aussi beaucoup chez un bon vendeur!
Merci Christian,
ton lien vers le discours de JK Rowling à Harvard est très pertinent.
Il est particulièrement intéressant d’entendre de sa part sa « conception » de l’échec devant le succès: quand elle dit qu’il est impossible dans toute une vie de ne pas connaître l’échec et que même si en s’enfermant et en prenant toutes les précautions au monde, si quelqu’un ne connaitrait pas l’échec, sa vie deviendrait un échec par défaut! Génial!
L’imagination, la créativité, l’émotion sont des qualités que l’on recherche chez les futurs vendeurs. Je suis d’accord avec toi.
Il faut aussi le côté plus rationnel. Celui qui permettra de prendre du recul, de réfléchir stratégiquement. Le rationnel permet de bien qualifier; l’émotionnel communique la passion et la conviction. Un recette gagnante.
Ne pas craindre d’échouer est la clé de ceux qui peuvent se surpasser! S’il y a une leçon à retenir de tous ces grands, c’est bien celle-là!
Continue à intervenir!